Sr Edwige Moix, témoin de la proximité de DieuUne
soeur solide et droite comme son Valais natal
profondément croyante, bonne et simple comme sa famille
d'origine. Attirée
par le Seigneur qu'elle aima sans partage, par l'Afrique et le monde
musulman.
![]() Sr Hedwige entra chez les Soeurs Blanches en 1940 et fit son Noviciat en France. Elle partit ensuite pour sa première profession à Alger en 1944. En 1947, elle est à La Marsa en Tunisie: c'est là qu'elle fit profession perpétuelle. Dès lors, elle ne devait plus quitter la Tunisie jusqu'en 1986. Passionnée
par le Seigneur, missionnaire dans l'âme, femme de foi et de
devoir, elle ne ne ménageait pas sa peine. Formée à
la Manouba, l'Institut de langue arabe dirigé par les
Pères Blancs, elle acquit un brevet d'arabe régulier
qui lui permit d'être conseillère pédagogique
pour l'enseignement de l'arabe, dans les écoles primaires de
la Prélature de Tunis. |
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Vite elle s'est intéressée aux foyers
chrétiens-musulmans, nombreux en Tunisie. Laissons-la
parler elle-même: « Je considère ma tâche
comme une aide et un service. Je veille à ce que les
programmes soient appliqués... Je m'attache à susciter
chez les débutants la conscience professionnelle, le sens de
la responsabilité, le goût du travail bien fait, le
respect des enfants et le souci de leur éducation dans un
climat de confiance réciproque. »Elle a été
transformée par cette rencontre du tout Autre dans les autres. |
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A Fribourg, en 1986, un autre service lui fut demandé: veiller à la construction de notre maison actuelle, tout en partageant son expérience dans l'ouverture à la mission.
Puis ce fut l'arrivée chez les soeurs d'Ingenbohl en Août 1997 où elle fut bien accueillie. Elle y passa dans la prière et la paix les dernières années de sa vie en compagnie de notre soeur Frieda Widmer. Elle aimait prier et chanter le Notre Père en arabe, et l'avait placé à l'honneur dans sa chambre. Jusqu'à ses derniers moments, lorsque nous allions près d'elle et que nous évoquions la Tunisie, son visage s'éclairait, ses yeux pétillaient....comme lorsqu'elle chantait : « Mon beau Valais » Deux amours inséparables dans sa vie. Témoignage de la communauté lors de ses funérailles le 26 février 2009 à Fribourg |











Elle
s'est laissée transformer par la rencontre avec l'autre
différent par sa culture, sa religion. La langue arabe n'avait
plus de secret pour elle. Elle a contribué efficacement à
la formation du personnel enseignant. Elle
connaissait les familles des élèves, leurs coutumes et
traditions.