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Henri Renevey dans la divine Lumière

le Frère Henri RENEVEY est né à Dompierre FR le 26 juin 1924 dans une famille de paysans. Son centenaire a été célébré officiellement en juin dernier.

Une vie solidaire pour la promotion humaine

Très jeune – à 16 ans - il s’est intéressé aux Missionnaires d’ Afrique et leurs engagements professionnels. Henri a pris son 1er engagement le 2 octobre 1943.

L’an passé nous avons célébré sa fidélité de 80 ans. C’est un  record parmi nos confrères.

Henri fut nommé d’abord à Alger, notamment comme aide infirmier au service de nos confrères âgés ou infirmes.

Le 1er décembre 1950 il s’est embarqué pour le Nyassaland – l’actuel Malawi. En 1955 il fut déplacé en Rhodésie du Nord – la Zambie actuelle. 

Dans les 2 pays il fut chargé des  constructions : Ecoles, internats, hôpitaux et même une cathédrale.

Henri ne se vantait jamais de ses réalisations. Il fallait même insister pour qu’il en parle. C’est toujours les autres qui ont apprécié ses compétences.

Beaucoup d’entre eux se souviennent encore de lui aujourd’hui. 

Tant d’années d’activité sous le soleil d’Afrique n’auront pas été sans quelques accrocs de santé. En 1984 une hernie l’obligea à venir en Suisse se faire soigner à l’Institut tropical de Bâle.

Après  plus de 40 ans d’Afrique orientale, il quitta  définitivement la Zambie le 24 avril 2003 et rejoignit la communauté de Fribourg.

Il m’a demandé alors de lui montrer la Suisse qu’il n’avait pas pu visiter dans sa jeunesse toute occupée aux travaux de la campagne.

Ainsi nous avons organisé ensemble des marches et des courses à travers le pays.  Il se souvenait avec un immense plaisir de chaque sortie. 

Nos sorties cessèrent quand sa santé nécessita des soins et l’entrée dans un home. D’abord admis au Schönberg chez les Sœurs du Bon Pasteur, ensuite à l’EMS de Ste-Ursule en ville – et finalement à l’Institut de santé pour religieux de Fribourg à leur site chez les  Sœurs d’Ingenbohl. 

De là, Henri nous a quittés le 10 octobre 2024 en présence de sa nièce Anne-Marie VERDON et d’une veilleuse dévouée.

Pour souligner l’essentiel de ce parcours d’Henri, on pourrait citer ce qu’il écrivait en 2002 : « Derrière le constructeur que je suis – je suis avant tout un missionnaire, pas de ceux qui prêchent, mais  de ceux qui cherchent à faire connaître Dieu par leur travail, l’exemple et le contact avec les gens ordinaires. C’est par les gens ordinaires, simples et honnêtes que l’Afrique, je crois, deviendra un continent où le mot espoir garde sa signification ».  Merci Frère Henri pour ce que tu as été pour nous. 

J.-M. Gabioud et Frère Clemens Nadler